Ron Arad, l’amoureux des courbes.

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Déjà j’aimais le design pensé par Ron Arad, mais depuis que j’ai vu l’exposition à son nom au centre Pompidou de Beaubourg, je ne peux qu’admirer cet amoureux des courbes. Voici les pièces de mobilier sculpturales qui ont inspirées la création de la célèbre rocking chair Voido. En laqué pour le luxe ou en mat pour la discrétion, en noir ou blanc pour l’épuré, en orange ou gris pour la modernité, ce fauteuil à l’allure sophistiqué nous offre un graphisme aux rondeurs démoniaques. Une ligne parfaite, un design lisse et régulier, un trait sans interruption, voila ce qui fait la particularité de Ron Arad. Et ce fauteuil nous le montre bien par sa fluidité confortable. La relaxation est ouverte !
(Design Ron Arad pour Magis)

Raoul Dufy ou l’art de me transcender.

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Mon but aujourd’hui ? Vous exprimer l’éblouissement que j’ai ressenti au Musée d’Art Moderne de Paris, face à l’exposition de Raoul Dufy. Cet artiste du début du siècle, à la fois peintre, graveur, créateur de mode et céramiste, m’a transportée à travers son œuvre monumentale appelée « Fée Electricité ». Cette œuvre couvre l’intégralité des murs de la salle principale du Palais de Tokyo. Dans cette salle ronde et haute régne un large dégradé de couleurs rehaussé d’un jeu de lumières subtil. Une série de personnages, de bords de mer, de rues pavoisées, d’ateliers, de cargos, d’arbres, d’usines, de monuments parisiens et de ciels en tous états se fondent dans un dégradé de couleurs aussi joyeux que lisse.
Je me tiens au centre de cette salle sans angles, tournant sur moi-même au milieu de ces mille nuances. Les dessins se mêlent et se démêlent entre eux par leur nombre. L’un en cache un autre. Mon œil perçoit un élément nouveau à chaque instant. Je crois avoir tout vu, mais non…Le pinceau de l’artiste a voulu tout représenter, représenter un monde dans une multiplicité vertigineuse qui m’éblouit jusqu’au contentement. Quelques minutes d’observation m’ont nourrie pour une durée indéterminée. Je ressors et pense :
Vivre pour ressentir…tellement ressentir. Ressentir jusqu’à se perdre soi-même. C’est quand on se perd qu’on se trouve. C’est quand on se perd que l’on se découvre. Voila. Je veux vivre pour me perdre encore et encore…