
Mon but aujourd’hui ? Vous exprimer l’éblouissement que j’ai ressenti au Musée d’Art Moderne de Paris, face à l’exposition de Raoul Dufy. Cet artiste du début du siècle, à la fois peintre, graveur, créateur de mode et céramiste, m’a transportée à travers son Å“uvre monumentale appelée « Fée Electricité ». Cette Å“uvre couvre l’intégralité des murs de la salle principale du Palais de Tokyo. Dans cette salle ronde et haute régne un large dégradé de couleurs rehaussé d’un jeu de lumières subtil. Une série de personnages, de bords de mer, de rues pavoisées, d’ateliers, de cargos, d’arbres, d’usines, de monuments parisiens et de ciels en tous états se fondent dans un dégradé de couleurs aussi joyeux que lisse.
Je me tiens au centre de cette salle sans angles, tournant sur moi-même au milieu de ces mille nuances. Les dessins se mêlent et se démêlent entre eux par leur nombre. L’un en cache un autre. Mon Å“il perçoit un élément nouveau à chaque instant. Je crois avoir tout vu, mais non…Le pinceau de l’artiste a voulu tout représenter, représenter un monde dans une multiplicité vertigineuse qui m’éblouit jusqu’au contentement. Quelques minutes d’observation m’ont nourrie pour une durée indéterminée. Je ressors et pense :
Vivre pour ressentir…tellement ressentir. Ressentir jusqu’à se perdre soi-même. C’est quand on se perd qu’on se trouve. C’est quand on se perd que l’on se découvre. Voila. Je veux vivre pour me perdre encore et encore…
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